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Des sujets interdits
 
   
Des sujets interdits

Le Quai d'Orsay :
"Elle n'avait pas le droit d'écrire sur ces sujets. Ce sont des sujets interdits."
Le PDG de Fayard :
"Je ne peux pas éditer ça. Je ne veux pas m'engager là-dedans. Il ne faut pas casser la machine."
Un rédacteur en chef de L'Express :
"On ne fait rien là-dessus. On ne touche pas à cette histoire. C'est du TNT."
Le PDG de Gaumont :
"Nicolas Seydoux a refusé de lire le scénario. Il a dit qu'il soit bon ou mauvais n'avait aucune importance. Il ne fera pas le film parce qu'il "ne veut pas emmerder Chirac."
La présidence de la République :
"Le secrétaire général de l'Élysée n'a apporté aucun démenti. Il a simplement déclaré : "Je n'ai pas vocation à commenter tous les livres qui sortent."

Ce livre raconte les dix années de l'étonnante aventure humaine et intellectuelle de Dominique Lorentz. Ou comment une jeune femme réussit à comprendre quelques-uns des secrets les mieux gardés par l'État : l'enjeu nucléaire de l'affaire des otages français au Liban, les mécanismes de la prolifération, le rôle de la France dans la nucléarisation de l'Iran, l'histoire vraie de la bombe atomique française. A la pointe sèche, elle nous fait pénétrer dans les coulisses de la presse, du cinéma et de l'édition, là où le pouvoir impose parfois brutalement le silence.

Date de publication : janvier 2007
Dominique Lorentz*
176 pages
Prix : 15 €
Format : 130 x 205
Disponible "Les Arènes" 3 rue Rollin 75005 Paris

http://www.arenes.fr/livres/fiche-livre.php?numero_livre=172

*Dominique Lorentz est aussi l'auteur d' "Une guerre" (1997), le livre qui a révélé l'enjeu nucléaire de l'affaire des otages français au Liban et l'implication de la France dans l'accès de l'Iran à la bombe atomique ; d' " Affaires atomiques" (2001), préface Alexandre Adler), une histoire inédite de la prolifération nucléaire, où l'on découvre que la dissémination des armes atomiques est le fruit d'une stratégie délibérée des grandes puissances visant à armer leurs alliés régionaux ; de "Secret atomique" (2002), une recension de ses travaux sur le programme nucléaire iranien ; et donc "Des sujets interdits" (2007), où elle raconte les dix années de sa vie d'écrivain, du blocus des éditeurs au black-out de la presse en passant par les pressions et intimidations dont elle a fait l'objet ; l'ouvrage s'achève par son recrutement, en qualité d'expert, à l'Etat-major des armées, pour une mission qui sera brutalement interrompue par une intervention des services de renseignement.
Elle est également l'auteur de La République atomique (2001), un documentaire sur les relations franco-iraniennes sous la Ve République, avec pour fil rouge la coopération nucléaire entre les deux pays ; un film coproduit par Arte pour les Mercredis de l'histoire.
Elle a par ailleurs collaboré à un ouvrage d'Alexandre Adler, J'ai vu finir le monde ancien (Grasset, 2002).
Son travail se distingue de celui des autres auteurs qui ont écrit sur ces sujets par une méthode de travail originale qui repose sur l'exploitation de seuls documents ouverts : accords officiellement conclus entre les Etats, discours, Mémoires... Toutes ses recherches ont été effectuées à la Bibliothèque nationale."


NDLR : Cette jeune femme, a découvert des secrets sur la prolifération nucléaire. Or, bien que soutenue par le Colonel Bommier chargé d'étudier la contre-prolifération nucléaire, et de Généraux de l'armée, "on" lui a interdit de poursuivre son travail avec lui, pour avoir expliqué comment le nucléaire à précisément proliféré.
Contrairement à la légende, la France n'a pas trouvé seule les secrets nucléaires. Ce sont les USA qui les lui ont donné (les USA les ayant eux-mêmes reçu de transfuges allemands fuyant le régime nazi).
L'idée des USA était de ne pas assumer seuls cette dissuasion nucléaire, et donc de faire collaborer (de "mouiller" ?) ses alliers.
C'est ainsi, qu'après avoir "donné" ces secrets à la France et à l'Allemagne (de l'ouest), ils ont chargé ces 2 pays de les donnés à leur tour à d'autres pays (les USA n'y étant alors pour "rien"...).
La France les a notamment donné à Israël et... à l'Iran (au Shah à l'époque), et a même fait des accords importants avec ce pays, dans le cadre d'EURODIF.
C'est pour cela que la France a participé à l'hébergement de l’Ayatollah Khomeiny à Neuphle le Château, pour essayer de "garder la main".
Peine perdue, et la volonté de la France de ne pas honorer ses engagements lui a valu des attentats à Paris et des prises d'otages.
Alors, évidemment, les occidentaux ont "bonne mine" à présent de s'offusquer des "risques" de voir le régime Iranien aller vers le nucléaire militaire...
En tout, c'est 40 alliers qui ont bénéficiés de ces secrets, dont l'Egypte.
Les moyens pour organiser cette prolifération "contrôlée" et secrète, tout en criant à la non-prolifération ?
Eh bien, c'est en jouant sur "nucléaire civil" (énergie), et "nucléaire militaire", compte tenu de la facilité qu'il y a à passer de l'un à l'autre, quoique les états en disent officiellement (cette facilité, je l'ai dénoncée depuis 35 ans !).
L'organisme pour gérer tout cela ?
C'est l'AIEA, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, eh oui, celle précisément officiellement chargée de veiller à la non-prolifération nucléaire !
Cocasse non ? Ces gens sont pleins d'humour, et plus encore, l'AIEA n'a-t-elle pas reçu le prix Nobel de la paix ?
Bon, tout cela pour dire que ces gouvernants s'entendant comme larrons en foire, TOUS compromis dans des "coups" inavouables, il ne faut pas compter sur eux pour dénoncer leur petits camarades, et surtout pas US et leurs coups tordus style "11 septembre" !